27 janvier 2026
– Le 27 janvier 2026,
le comité d’éthique du Centre national de la recherche scientifique (COMETS) publiait un avis sur l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques. Le PDG du CNRS a interrogé le COMETS sur cette question en même temps qu’il chargeait la Commission nationale du débat public d’organiser la concertation préalable sur le projet de création d’un Centre national de primatologie (CNP) sur le site de Rousset. Le COMETS formule quatre recommandations au sujet de la recherche sur des animaux en général : 1. que la justification de chaque projet utilisant des animaux à des fins scientifiques gagne en rigueur ; 2. que la communauté scientifique ayant recours à l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques rende compte des résultats de ses recherches, y compris pour des résultats négatifs ; 3. qu’une stratégie ambitieuse de développement d’alternatives soit engagée ; 4. que le débat puisse avoir lieu sur l’utilisation des animaux à des fins scientifiques, sur sa légitimité, ses modalités et ses résultats. Au-delà de ces recommandations générales, nous nous sommes particulièrement intéressés au commentaire concernant le CNP. Loin d’appuyer sans réserve le projet, le COMETS « s’interroge toutefois sur la pertinence stratégique et économique du projet (…) sur l’utilisation de primates non humains en recherche académique en termes de rapport « avantages pour la société – dommage pour les primates » (…). Il se demande toutefois si et comment ont été prises en compte, dans la conception du projet de CNP, les interrogations de fond qui sont aujourd’hui posées, y compris par des scientifiques ». Nous avons été heureux de lire que des « questions d’acceptabilité des recherches qui utilisent ces animaux » concernent, parmi les premières, « la pertinence du « modèle primate » pour étudier les maladies humaines (prédictivité des résultats, caractère transposable à l’humain) », une pertinence qu’Antidote Europe conteste depuis sa création ! L’avis mentionne que « l’une des membres du COMETS (…) a souhaité prendre une position divergente concernant le projet de Centre national de primatologie auquel elle recommande de s’opposer, considérant que la France recourt actuellement de manière excessive aux primates non-humains dans la recherche fondamentale ». L’annexe 2 de l’avis publie cette position divergente donnant de nombreuses informations sur l’utilisation des singes et plusieurs arguments contre cette utilisation. L’avis dans son intégralité peut être lu sur https://comite-ethique.cnrs.fr/wp-content/uploads/2026/02/AVIS-2026-48.pdf.
