Paris, le 24 avril 2014 – Les autorités viennent de certifier plus d’un million de signatures pour l’initiative citoyenne européenne Stop Vivisection. Ce dispositif mis en place en 2012 permet aux citoyens de proposer des modifications législatives dans l’Union européenne. Stop Vivisection est la troisième initiative citoyenne à poursuivre son parcours.
La première condition était de collecter au moins un million de signatures dans au moins sept pays de l’Union. Stop Vivisection déposait 1.326.000 signatures fin décembre 2013. Les autorités concernées avaient dès lors trois mois pour certifier ces signatures. Avec un léger retard, c’est l’étape qui vient d’être franchie.
Stop Vivisection sera donc la première initiative citoyenne à être examinée par le nouveau Parlement européen et la nouvelle Commission européenne. En septembre, Gianni Tamino et André Ménache, représentants de Stop Vivisection et tous deux scientifiques, seront reçus au Parlement européen. La Commission européenne devra donc répondre en octobre sur la suite qu’elle compte donner à cette demande de plus d’un million de citoyens européens.
Créée par des chercheurs issus du CNRS, Antidote Europe participe activement à cette initiative citoyenne européenne car aucune espèce animale n’est un modèle biologique fiable pour l’homme. La confiance dans le prétendu « modèle animal » a des conséquences graves pour la santé humaine.
Paris, le 7 janvier 2014 – Plus d’un million de citoyens européens exigent l’abolition de l’expérimentation animale. Leurs arguments sont à la fois éthiques et scientifiques.
Le décompte final des signatures recueillies en soutien à l’initiative citoyenne européenne (ICE) Stop Vivisection a été communiqué fin décembre : 1.326.000 ! Une extraordinaire mobilisation, une réussite éclatante malgré un délai de collecte en ligne injustement amputé de deux mois. C’est dire si l’attente des citoyens européens est grande.
Clôturée le 1er novembre 2013, Stop Vivisection avait collecté plus d’un million de signatures en respectant le minimum imposé dans 12 pays (7 seulement étaient requis). Première étape. Le nombre exact restait à établir, après comptage de toutes les signatures reçues sur papier. C’est cette deuxième étape qui vient d’être complétée, avec la remise de 1.326.000 signatures aux autorités concernées dans les 28 Etats membres de l’Union européenne.
Stop Vivisection demande que soit interdite l’utilisation d’animaux considérés comme des modèles biologiques de l’homme à des fins scientifiques (recherche fondamentale et appliquée, enseignement de la biologie et de la médecine humaines, toxicologie, etc.). Des méthodes modernes, plus fiables et très souvent plus économiques existent, de nos jours, pour recueillir des données pertinentes pour l’homme.
C’est maintenant aux autorités de chaque Etat membre de certifier les signatures. Si le nombre total de plus d’un million de signatures est bien confirmé, le Parlement européen devrait recevoir André Ménache, vétérinaire et représentant de l’ICE, et Gianni Tamino, professeur de biologie et suppléant de l’ICE, pour une audition publique suite à laquelle la Commission européenne dira quelle suite elle donne à Stop Vivisection.
La décision de la Commission européenne aura des conséquences directes sur la santé publique. Si la Commission refuse d’abolir l’expérimentation animale, les substances chimiques qui imprègnent déjà nos corps à notre insu, continueront à être testées -et dédouanées- sur des animaux. Il ne faudra pas alors s’étonner que le nombre de cancers, de maladies neurologiques, etc. -chez des personnes de plus en plus jeunes- continue à augmenter.
Le succès de Stop Vivisection montre que les citoyens attendent de la Commission européenne la mise en place d’une recherche scientifique et toxicologique digne du 21ème siècle, et d’une réglementation qui se dote enfin de méthodes de tests capables de protéger efficacement notre santé et celle des générations futures.
Angela Tandura (informations sur le déroulement de l’initiative citoyenne européenne) : 06 15 27 05 71
Claude Reiss (informations scientifiques sur l’expérimentation animale et sur les méthodes qui devraient la remplacer) : 04 76 36 35 87
Antidote Europe est une association à but non lucratif, fondée par des scientifiques, pour promouvoir les méthodes modernes de recherche biomédicale et une meilleure prévention en matière de santé humaine.
Perpignan, le 13 décembre 2013 – Cela aura pris plus d’un an mais le débat vient bien d’avoir lieu. Les animaux peuvent-ils être considérés comme des modèles biologiques de l’homme ? Et, à ce titre, être utilisés dans les laboratoires pour des recherches censées fournir des données pertinentes pour comprendre et guérir les maladies humaines ?
Débat à la Cité des Sciences à Paris le 7 décembre 2013. (Claude Reiss président d’Antidote Europe à gauche sur la photo)
Cela fait plus d’un an qu’Antidote Europe, association créée par des chercheurs issus du CNRS, a demandé au CNRS, à l’INRA, à l’INSERM et à leurs ministères de tutelle, d’organiser un débat strictement scientifique (la défense et les droits des animaux ne relèvent pas de sa compétence) sur cette question. Aucun de ces trois Etablissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) n’avait accepté. Les ministères n’avaient même pas répondu.
Antidote Europe félicite et remercie la Cité des Sciences et France Inter qui ont organisé ce débat, d’un grand intérêt pour tout un chacun puisque les politiques de santé publique (prévention, moyens alloués à la recherche…) découlent des moyens de recherche disponibles. Les auditeurs de France Inter ont d’ailleurs plébiscité le sujet et le site de la radio a été submergé de centaines de commentaires, un nombre « tout à fait exceptionnel », d’après le journaliste animateur de l’émission, Mathieu Vidard. Jusqu’à quand les autorités continueront-elles à ignorer les attentes de la population ?
Claude Reiss, président d’Antidote Europe, ex-directeur de recherche au CNRS, juste avant le débat organisé à la Cité des Sciences et de l’Industrie, à Paris, le 7 décembre 2013. Le débat portait sur la pertinence de la recherche animale pour la toxicologie et la biomédecine humaines.
A la Cité des Sciences (le 7/12/13) et sur France Inter (le 10/12/13), le débat a opposé François Lachapelle, directeur de recherche à l’INSERM et président du GIRCOR, et Claude Reiss, président d’Antidote Europe et ex-directeur de recherche au CNRS.
Il y a encore quelques années, certains chercheurs qui utilisaient des animaux prétendaient qu’il n’y a pas de débat au sein de la communauté scientifique sur cette question, que tous les chercheurs s’accordent pour dire que la recherche animale est nécessaire au progrès de la médecine humaine. La preuve est désormais faite que, oui, il y a un débat sur la pertinence du « modèle animal », oui, certains chercheurs pensent qu’il est pertinent, d’autres chercheurs pensent qu’il n’est pas pertinent. Il serait donc temps de tirer cette question au clair.
Une heure ou une heure et demie de discussion face à un public non scientifique n’est pas suffisant. Un débat dont l’enjeu est la santé publique devrait être organisé de façon formelle par les ministères concernés, devrait donner lieu à un rapport présentant des conclusions claires et des recommandations sur l’orientation des politiques de santé et de recherchebiomédicale. Un tel rapport devrait être mis à disposition du public afin que chacun puisse évaluer les mesures concrètes qui seraient prises suite à ses recommandations.
Les scientifiques d’Antidote Europe sont prêts à participer à ce débat, à démontrer qu’aucune espèce animale n’est le modèle biologique de l’homme. Qu’en est-il des chercheurs qui défendent l’expérimentation animale ?
Contact médias
Claude Reiss : 04 76 36 35 87
Antidote Europe est une association à but non lucratif, fondée par des scientifiques, pour promouvoir les méthodes modernes de recherche biomédicale et une meilleure prévention en matière de santé humaine.
Le 1er novembre 2013 sera un jour historique dans l’Union européenne (UE) : les premières initiatives citoyennes jamais déposées auront complété leur collecte de plus d’un million de signatures !
Paris, le 29 octobre 2013 – ICE (initiative citoyenne européenne), un sigle qu’il faut retenir. Instaurée en 2012, cette procédure permet aux citoyens des pays membres de l’UE de proposer des réformes législatives. Les premières lancées arrivent, le 1er novembre, au terme de l’année qui leur avait été impartie pour collecter un million de signatures, avec des minimums imposés dans chaque pays de l’Union et la contrainte supplémentaire d’atteindre ce minimum dans au moins sept pays.
Il y a eu des abandons… Celles qui vont franchir la ligne d’arrivée sont donc le résultat d’une immense mobilisation « sur le terrain », par internet, les réseaux sociaux, les médias, etc.
Stop Vivisection sera sur le podium !
« Nous avons mis du temps à y croire nous-mêmes, avoue Angela Tandura, responsable de la campagne en France. Nous avons essuyé les plâtres ; au début, le système informatique ne fonctionnait pas et, de ce fait, nous avons eu moins d’une année pour collecter ce million -et plus !- de signatures. Les gens ne comprenaient pas pourquoi on leur demandait leur numéro de carte d’identité. Il nous a fallu éduquer les citoyens, leur dire que ce n’était pas une pétition mais un vote. »
Une ICE, en effet, contraint la Commission européenne à examiner la proposition de loi demandée. Pour Stop Vivisection, l’arrêt de l’expérimentation sur des animaux et son remplacement par des méthodes fournissant des données pertinentes pour l’espèce humaine.
Cinq scientifiques ou médecins parmi les initiateurs de cette ICE et deux responsables d’associations de défense animale. Au 21e siècle, il est ridicule d’opposer bien-être animal et progrès médical. Il est démontré qu’aucune espèce animale n’est le modèle biologique d’une autre. Il faut que la loi reflète les connaissances scientifiques modernes au lieu d’imposer des méthodes vieilles de plus d’un demi-siècle !
« Nous sommes le porte-parole de la population européenne sur cette question, ajoute Angela Tandura. Nous attendons de la Commission européenne qu’elle respecte le dispositif qu’elle a elle-même mis en place et qu’elle examine avec sérieux cette proposition. » Cela fait plus de neuf ans que le comité scientifique Antidote Europe alerte les autorités européennes et nationales sur les graves conséquences de l’utilisation du « modèle animal » pour la santé humaine. Notre message et celui de bien d’autres associations et scientifiques européens ont été ignorés. Nous serons donc très attentifs à la suite qui sera donnée à cette ICE.
Note : l’écran d’accueil indique qu’il manque des signatures car l’objectif a été fixé à 1.100.000 signatures par les organisateurs, de façon à compenser les éventuelles erreurs (signataires mineurs, doublons…) mais plus d’un million de signatures ont bel et bien été enregistrées sur le compteur de Stop Vivisection.