lobbying-21-mai-2019

Le 21 mai 2019, le Journal officiel publiait la réponse à la question écrite posée par Mme Typhaine Degois concernant les “méthodes alternatives à l’expérimentation animale”. La question faisait suite à plusieurs échanges entre Antidote Europe et Mme Degois et ses assistants parlementaires. Initialement publiée le 17 avril 2018, cette question n’a reçu une réponse du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation que plus d’un an plus tard et après deux renouvellements ! Sans imprévu, le Gouvernement répond que son action “s’inscrit, en la matière, dans le cadre d’une réglementation européenne qui, établissant un encadrement strict du recours à l’expérimentation animale à des fins de recherche, repose sur un triptyque dit règle des 3R : réduire, raffiner et remplacer”. Sans en apporter la preuve, il affirme que “il n’est pas possible d’envisager, en l’état des sciences et des techniques, que la recherche pourrait, à court ou moyen terme, se passer de l’expérimentation animale”. Suivent quelques précisions concernant FRANCOPA. Vient enfin un raisonnement pour le moins étrange : “dans la mesure où le Centre européen de validation des méthodes alternatives (CEVMA) n’a pu valider qu’une trentaine de méthodes depuis trente ans. Cela montre bien que la validation demeure un sujet difficile et que ce type de méthode ne peut remplacer que dans certaines situations l’utilisation des animaux”. S’il n’y a pas davantage de méthodes validées, cela ne montre pas nécessairement la difficulté des validations mais, plutôt, le manque de moyens alloués au CEVMA. Pour lire en intégralité la question et la réponse : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-7393QE.htm.