La 200ème conférence d’Antidote Europe !
Le vendredi 1er décembre 2017, grand événement : André Ménache donnait la deux-centième conférence d’Antidote Europe ! Oui ! Pas moins de 200 conférences données depuis la création de notre association. A quelques très rares exceptions près, toutes données par des scientifiques. Notre public : parlementaires, médecins, chercheurs, étudiants, lycéens, collégiens, militants et, bien sûr, le grand public. A marquer d’une pierre blanche, ce vendredi 1er décembre 2017 aura vu l’un de nos principaux accomplissements : expliquer en termes simples un problème scientifique et réglementaire complexe et débattre d’égal à égal avec d’autres scientifiques.

– Le 29 mai 2025,
le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche (MESR) répondait à une question écrite posée par M. Guy Benarroche, sénateur des Bouches-du-Rhône, au sujet du projet d’extension d’un centre de primatologie du CNRS à Rousset. Le MESR confirme que l’État soutient ce projet qui vise « à disposer en France d’un élevage répondant aux besoins des laboratoires ». Il précise aussi que « des laboratoires allemands s’appuient sur les ressources françaises pour se fournir en primates ». La question et la réponse peuvent être lues sur https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250303973.html Nous avions écrit à M. Benarroche pour le remercier et le féliciter d’avoir posé cette question écrite (publiée au Journal officiel du Sénat le 27 mars 2025). L’utilisation de primates pour la recherche scientifique a constitué le thème central de la Journée mondiale pour les animaux dans les laboratoires, à l’occasion de laquelle Antidote Europe a participé à deux événements, l’un à Paris, l’autre à Lyon (voir notre rubrique Événements). C’est également suite aux informations diffusées par M. Benarroche que nous avons cosigné une tribune publiée dans Le Monde le 20 mai 2025 (voir notre rubrique Dans les médias). La réponse du MESR ne met pas un point final à cette action ; avec d’autres associations, nous restons vigilants.
– Le 29 mai 2025,
le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche (MESR) répondait à une question écrite posée par M. Arnaud Bazin, sénateur du Val d’Oise, au sujet des recherches en virologie sur le « gain de fonction » ainsi que sur la sécurité des laboratoires qui seraient habilités à mener ces recherches en France. Le MESR répond que le Comité national consultatif de biosécurité (CNCB) « a émis le 29 janvier 2025 un avis favorable à la proposition » de « proposer une démarche d’accompagnement des chercheurs » et autres mesures visant à suivre le déroulement de ces expériences, ce qui semble sous-entendre qu’elles ne seraient pas interdites. Nous avons été en contact avec M. Bazin et nous le remercions bien vivement d’avoir eu la persévérance de poser cette question trois fois (voir notre note du 15 mai 2025). La réponse nous semble quelque peu succincte mais elle se termine en disant que le CNCB « appuie le lancement de la phase expérimentale de la démarche » [d’accompagnement], ce qui nous appelle à nous tenir informés de la suite. La question et la réponse peuvent être lues sur https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250504696.html
– Le 21 mai 2025,
nous recevions la réponse de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) au sujet de la lettre que nous avons envoyée à l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) le 28 janvier. Nous souhaitions savoir si l’ANSM doit communiquer sur demande un registre sur les essais cliniques ayant échoué. La CADA nous informe qu’un tel registre n’existe pas et ne peut pas être extrait d’une base de données interne. Cela répond à notre question mais non à nos inquiétudes. En effet, pour évaluer un médicament, il est important de connaître aussi bien les résultats positifs que les négatifs. Certains effets secondaires constatés après la mise sur le marché du médicament auraient-ils pu être prévus si des informations complètes sur les essais cliniques étaient centralisées et disponibles ? Cette question-là reste ouverte
Le 20 mai 2025,
Le Monde publiait sur son site internet une tribune intitulée « La construction par le CNRS d’un centre national d’élevage de primates relève d’une vision court-termiste de la recherche biomédicale ». Les auteurs y dénoncent le projet de construction de ce centre de primatologie sur la commune du Rousset, près de Marseille, pour un budget de 30 millions d’euros. Ce centre serait prévu pour accueillir 1740 primates alors que la France a utilisé 563 primates en 2022. « Soit le CNRS envisage un accroissement des utilisations de primates dans la recherche académique dans les années à venir, soit il envisage de les vendre à des utilisateurs privés ou à d’autres utilisateurs européens. Dans un cas comme dans l’autre un tel projet est contraire aux objectifs de la directive européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux à des fins scientifiques », soulignent les auteurs. Or, on estime que le marché mondial des méthodes alternatives va augmenter bien plus que celui de l’expérimentation animale dans les années à venir. Les signataires de cette tribune s’opposent donc à ce projet. L’article, réservé aux abonnés, peut être lu sur https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/05/20/la-construction-par-le-cnrs-d-un-centre-national-d-elevage-de-primates-releve-d-une-vision-court-termiste-de-la-recherche-biomedicale_6607365_1650684.html ou dans la version papier datée du 21 mai 2025. La liste des signataires, incluant André Ménache, conseiller scientifique d’Antidote Europe, peut être vue sur https://transcience.fr/signataires-de-la-tribune/. Elle compte plus de cinquante médecins, chercheurs, professeurs, avocats, parlementaires et autres personnes de diverses professions. Nos vifs remerciements au Dr Roland Cash pour son invitation à signer cette tribune.
Le 19 mai 2025,
André Ménache présentait une visioconférence sur l’expérimentation animale à une classe de dix-sept lycéens connectés depuis la ville de Liège. Il était invité par le professeur du cours « Relation homme-animal » avec lequel nous avons été mis en relation par l’intermédiaire de l’association belge Suppression des Expériences sur l’Animal vivant (SEA) avec laquelle nous collaborons depuis la création d’Antidote Europe. La plupart des élèves avaient déjà des informations sur les sujets que nous abordons et ont signalé qu’ils utilisaient des produits cosmétiques labellisés comme non testés sur des animaux. Nous avons aussi évoqué l’absence de fiabilité des essais sur des animaux pour des candidats-médicaments, essais pourtant requis pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Enfin, nous avons expliqué les avantages des méthodes d’essais modernes comme les organes sur puce contenant des cellules humaines.
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L’auteur (Yaroslav Pigenet) de