Recherche animale : occulter le débat ?
Paris, le 09 octobre 2017 – Dans une lettre ouverte, le comité scientifique permanent d’Antidote Europe demande à Mme Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de prendre en compte les arguments des chercheurs opposés à l’utilisation du « modèle animal » (1). Cette lettre ouverte est la réponse d’Antidote Europe à l’appel au secours lancé par un collectif d’associations caritatives à caractère médical qui demande à Mme Vidal, « d’organiser dès maintenant une véritable opération d’information citoyenne » (2).
Alors que ce collectif évoque l’urgence de « clarifier le débat public sur ce sujet de la recherche animale » dans le cadre du bien-être animal, Antidote Europe perçoit ce courrier comme une tentative d’occulter le débat scientifique sur la validité du modèle animal par rapport à la santé humaine. Or, ce débat, qui est de plus en plus présent dans la littérature scientifique internationale, n’a jamais été, à ce jour, présenté sérieusement au grand public ni pris en compte par les règlementations qui permettent ou imposent les essais sur des animaux.
« Nos organisations qui contribuent au financement de la recherche française grâce à la générosité publique, sont de plus en plus fréquemment questionnées », écrit le collectif.
Jusqu’à présent, les associations caritatives à caractère médical bénéficiaient du soutien quasi inconditionnel d’un public ignorant lesquelles, parmi ces associations, subventionnaient la recherche animale. Aujourd’hui, ces associations se trouvent obligées de défendre leur position publiquement. Cependant, elles font de leur mieux pour préserver le statu quo en mettant en avant le prétendu respect du bien-être animal et des réglementations qui l’abordent plutôt que de participer à un débat rigoureusement scientifique autour de la pertinence de la recherche animale pour la santé humaine.
Consciente que les progrès médicaux dépendent davantage de la fiabilité et de la pertinence pour l’espèce humaine des résultats des expériences plutôt que du prétendu confort des souris de laboratoire, Antidote Europe a lancé une pétition pour la création d’une Commission d’enquête parlementaire pour examiner la validité du « modèle animal » (3).
Plus d’informations sur https://antidote-europe.eu
Contact médias
André Ménache, vétérinaire et membre du comité scientifique permanent : 06 23 42 62 95
(1) https://antidote-europe.eu/public/LettreOuverteVidal.pdf
(3) https://www.mesopinions.com/petition/animaux/exp-rimentation-animale-exigeons-commission-enqu/25725

Antidote Europe a tenu un stand d’information sur la nécessité d’abolir l’utilisation d’animaux dans les domaines de la recherche biomédicale et toxicologique humaines. Des méthodes modernes, pertinentes pour l’homme et souvent moins coûteuses sont disponibles, pour une meilleure éthique scientifique. D’innombrables essais cliniques, sur l’homme, se soldent par des échecs alors que les essais préalables sur des animaux s’étaient montrés encourageants. Utiliser des méthodes fiables plutôt que des essais sur des animaux conduirait donc à une meilleure éthique des essais sur l’homme et des soins aux patients.
A 11h30, André Ménache a donné une conférence intitulée : « Agir concrètement contre l’expérimentation animale ». Plusieurs conférences se sont succédées tout au long de la journée, sous un chapiteau installé à cet effet. Le public était motivé et les échanges sympathiques.
Un livre de référence sur l’exploitation des animaux dans différents domaines est publié au Royaume Uni par les éditions Palgrave Macmillan, spécialisées dans les essais et manuels. « The Palgrave International Handbook of Animal Abuse Studies », disponible en ligne à partir du 7 juin 2017, concerne les « formes institutionnalisées d’exploitation animale qui sont devenues routinières, quotidiennes, socialement acceptables et rendues invisibles ».
