La 200ème conférence d’Antidote Europe !
Le vendredi 1er décembre 2017, grand événement : André Ménache donnait la deux-centième conférence d’Antidote Europe ! Oui ! Pas moins de 200 conférences données depuis la création de notre association. A quelques très rares exceptions près, toutes données par des scientifiques. Notre public : parlementaires, médecins, chercheurs, étudiants, lycéens, collégiens, militants et, bien sûr, le grand public. A marquer d’une pierre blanche, ce vendredi 1er décembre 2017 aura vu l’un de nos principaux accomplissements : expliquer en termes simples un problème scientifique et réglementaire complexe et débattre d’égal à égal avec d’autres scientifiques.

– Le 21 mai 2025,
nous recevions la réponse de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) au sujet de la lettre que nous avons envoyée à l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) le 28 janvier. Nous souhaitions savoir si l’ANSM doit communiquer sur demande un registre sur les essais cliniques ayant échoué. La CADA nous informe qu’un tel registre n’existe pas et ne peut pas être extrait d’une base de données interne. Cela répond à notre question mais non à nos inquiétudes. En effet, pour évaluer un médicament, il est important de connaître aussi bien les résultats positifs que les négatifs. Certains effets secondaires constatés après la mise sur le marché du médicament auraient-ils pu être prévus si des informations complètes sur les essais cliniques étaient centralisées et disponibles ? Cette question-là reste ouverte
Le 20 mai 2025,
Le Monde publiait sur son site internet une tribune intitulée « La construction par le CNRS d’un centre national d’élevage de primates relève d’une vision court-termiste de la recherche biomédicale ». Les auteurs y dénoncent le projet de construction de ce centre de primatologie sur la commune du Rousset, près de Marseille, pour un budget de 30 millions d’euros. Ce centre serait prévu pour accueillir 1740 primates alors que la France a utilisé 563 primates en 2022. « Soit le CNRS envisage un accroissement des utilisations de primates dans la recherche académique dans les années à venir, soit il envisage de les vendre à des utilisateurs privés ou à d’autres utilisateurs européens. Dans un cas comme dans l’autre un tel projet est contraire aux objectifs de la directive européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux à des fins scientifiques », soulignent les auteurs. Or, on estime que le marché mondial des méthodes alternatives va augmenter bien plus que celui de l’expérimentation animale dans les années à venir. Les signataires de cette tribune s’opposent donc à ce projet. L’article, réservé aux abonnés, peut être lu sur https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/05/20/la-construction-par-le-cnrs-d-un-centre-national-d-elevage-de-primates-releve-d-une-vision-court-termiste-de-la-recherche-biomedicale_6607365_1650684.html ou dans la version papier datée du 21 mai 2025. La liste des signataires, incluant André Ménache, conseiller scientifique d’Antidote Europe, peut être vue sur https://transcience.fr/signataires-de-la-tribune/. Elle compte plus de cinquante médecins, chercheurs, professeurs, avocats, parlementaires et autres personnes de diverses professions. Nos vifs remerciements au Dr Roland Cash pour son invitation à signer cette tribune.
Le 19 mai 2025,
André Ménache présentait une visioconférence sur l’expérimentation animale à une classe de dix-sept lycéens connectés depuis la ville de Liège. Il était invité par le professeur du cours « Relation homme-animal » avec lequel nous avons été mis en relation par l’intermédiaire de l’association belge Suppression des Expériences sur l’Animal vivant (SEA) avec laquelle nous collaborons depuis la création d’Antidote Europe. La plupart des élèves avaient déjà des informations sur les sujets que nous abordons et ont signalé qu’ils utilisaient des produits cosmétiques labellisés comme non testés sur des animaux. Nous avons aussi évoqué l’absence de fiabilité des essais sur des animaux pour des candidats-médicaments, essais pourtant requis pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Enfin, nous avons expliqué les avantages des méthodes d’essais modernes comme les organes sur puce contenant des cellules humaines.
– Le 15 mai 2025,
le Journal officiel du Sénat publiait une question écrite sur la sûreté de certains laboratoires déposée par M. Arnaud Bazin, avec qui nous avons longuement échangé sur le sujet et qui avait déjà posé cette question le 7 mars 2024, puis le 16 janvier 2025. M. Bazin demande au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) si les expériences de gain de fonction (pouvant augmenter la dangerosité des virus) sont autorisées en France et, dans l’affirmative, si elles sont conduites dans des laboratoires où la sécurité est suffisante. Nous remercions vivement le sénateur Arnaud Bazin pour avoir posé cette question importante… pour la troisième fois ! Nous espérons que le MESR apportera une réponse claire à cette question dont l’intégralité peut être lue sur https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250102766.html et https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250504696.html
Le 28 avril 2025,
André Ménache publiait sur son blog hébergé par Mediapart une tribune intitulée : « Expérimentation animale : jusqu’à quand ? ». Aux Pays-Bas, le ministre de l’Agriculture proposait, en 2016, de supprimer la plupart des essais sur des animaux avant 2025. Nous y sommes, l’objectif n’a pas été atteint. Du point de vue scientifique et technologique, ce serait réalisable. Les principaux obstacles viennent de l’industrie et des agences de réglementation. Toutefois, les États-Unis semblent se diriger vers cet objectif. Vous pourrez lire en intégralité cette tribune sur https://blogs.mediapart.fr/andre-menache/blog/280425/experimentation-animale-jusqua-quand
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L’auteur (Yaroslav Pigenet) de